L’électricité au Liban 12 septembre 2011

L’électricité, c’est sensé être simple : une prise 220V et des poussières, on branche, ça marche, c’est facile !

Mais ici, pour Dieu sait quelle raison, le système électrique est une petite torture à mettre au même plan que les moustiques. Petite explication pour ceux qui ne connaissent pas, petit rappel pour les autres.

1- EDL (Électricité Du Liban), consœur locale de EDF. C’est la meilleur électricité, d’où son petit nom : « vraie électricité ». Seul problème, elle n’est fournie que par moment. Coupures de 4h à prévoir deux à trois fois par jour.

2- Pendant les coupures ? Le générateur de quartier (« moteur » dans le dialecte local) prend le relais, bien sûr on paye un deuxième abonnement pour en profiter. C’est beaucoup plus cher que la vraie électricité et on a que 5 ampères, théoriquement 5A… Gros problème, quand le moteur donne 220V, c’est qu’il est dans un bon jour. Le reste du temps, c’est plutôt 200V, 180V, 160V ? Les appareils électroniques apprécient.

3- Le temps de basculement de « vraie électricité » à « moteur » dure environ 2 à 3 minutes… Il faut avoir sa batterie d’onduleurs prête à prendre le relais pour ne pas perdre son travail sur l’ordinateur ou sauver quelques équipements. Et à chaque basculement, c’est la même histoire : vérifier qu’on a pas laissé traîner un appareil qui consomme trop (chauffe eau, machine, climatiseur…)

Mais heureusement mesdames et messieurs, tout ça sera bientôt de l’histoire ancienne ! Le nouveau gouvernement libanais bien aimé vient de signer un gros chèque au ministre de l’énergie : 1,5 milliards de dollar pour résoudre la situation ! Fini les moteurs, onduleurs et cri de joie à chaque retour de la vraie électricité. Sauf si tout ces dollars finissent dans les mauvaises poches… Souhaitons que non !

– Jeko

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